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Les techniques d’amélioration ne sont pas plus dangereuses les unes que les autres

Paradoxe : certains consommateurs stigmatisent des techniques d’amélioration des plantes comme les OGM, mais ignorent la plupart de celles utilisées pour les plantes qu’ils consomment quotidiennement ! Les croisements, la mutagénèse… liées aux techniques in vitro sont utilisées depuis un demi-siècle et sont généralement beaucoup moins réglementés. Mais est ce que les techniques les plus réglementées seraient les plus dangereuses et les moins réglementées, les moins dangereuses ? Ou encore, les plantes OGM seraient elles moins sures que les autres plantes améliorées ?  « Non » répond Kayleen Schreiber dans un article sur Geneticliteracyproject, « La réalité est que les techniques ne sont pas plus dangereuses les unes que les autres. »

 

Les effets indésirables ou inattendus sont en fait très rares quelque soit le mode d’amélioration utilisé.

Pourquoi ? parce que les sélectionneurs opèrent des rétrocroisements après avoir isolé une plante intéressante.  Un rétrocroisement est le croisement de cette plante intéressante avec l’un de ses parents ou avec un individu similaire sur le plan génétique à l’un de ses parents. Le faire par exemple dans un croisement « classique » de maïs sur six générations permet de garantir que la plante améliorée retenue au final ait une identité génétique proche à 99% de ses parents.

La sécurité sanitaire

Toutes les semences certifiées répondent à des réglementations qui assurent traçabilité et performance agronomique. La transgénèse a été la première technique à faire l’objet d’une réglementation spécifique qui analyse, en amont de son autorisation de mise sur le marché, tout risque sanitaire.  Les rétrocroisements assurent au final, et dans tous les cas, des plantes améliorées pour un caractère intéressant bien identifié, et seulement lui. C’est d’ailleurs ce qui permet de les inscrire dans les catalogues de semences homologuées.

Avec l’essor et la précision de la biologie moléculaire, les nouveaux outils d’amélioration permettent des modifications beaucoup plus ciblées que les précédentes et donc réduisent la longue phase de rétrocroisement. Il est donc regrettable qu’une réglementation trop lourde puisse de facto interdire ces outils, alors même que le changement climatique exige des réponses rapides.