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Connaître les gènes mais surtout comprendre leurs interactions

Il ne suffit pas de connaître la fonction des gènes pour améliorer une plante : il faut aussi comprendre comment ils interagissent. Prenons le cas de la vitamine E qui est un puissant antioxydant dont la principale fonction est de protéger les cellules du vieillissement. Bien que les gènes clés impliqués dans la voie de biosynthèse de la vitamine E aient été identifiés dans les plantes, il demeure difficile de prédire la teneur finale de cette vitamine en regardant seulement l’activité de certains gènes.  

Des chercheurs se sont intéressés à l’accumulation de vitamine E dans le maïs doux (essentiellement consommé par les humains) en étudiant 119 loci de gènes impliqués dans sa synthèse, notamment dans la régulation de l’ARN et le métabolisme des protéines (c’est-à-dire hors du noyau). Ils ont pu ainsi augmenter la production de vitamine E par sélection assistée par marqueurs et démontrer la possibilité d’agir sur la biofortification du maïs doux.

Alors que les premiers essais de biofortification par transgénèse ont fait débat et ont été en grande partie abandonnés, il est intéressant de constater que les progrès dans l’analyse du génome et surtout dans la compréhension fine de son architecture global, permettront, dans les années à venir, d’enrichir les plantes en composés nutritionnelles qui font souvent cruellement défaut dans la nutrition des plus pauvres, comme les vitamines et les minéraux.